Un sujet qui n’est pas forcément drôle, j’en conviens. En effet, nous apprécions davantage dans la vie avoir du plaisir, de la joie, du bonheur. Certes, cela est tout à fait normal. Mais notre vie est également faite de contraintes, d’obligations ou d’engagements. Il est vrai que nous pouvons mettre des mots différents face à cette même réalité.

Qu’est-ce que j’appelle une contrainte alors ? Eh bien, ce qui est ennuyant à réaliser, ce qui est difficile à mettre en place. Et donc, cela peut-être un ensemble de choses ou de situations. Mais ce qui est intéressant lorsque nous regardons de près nos contraintes, c’est que ce n’est pas la tâche ou la situation qui est une contrainte en elle-même, mais bien notre perception de cette dernière.

Par exemple, faire du sport peut être une contrainte pour certaines personnes, mais une fois que nous avons pris l’habitude de pratiquer un sport, cela peut devenir un plaisir. Pour d’autres, cela peut être un plaisir puis devenir une contrainte. Et encore pour d’autres, rester à tout jamais une contrainte.

Alors, est-ce que nous pouvons agir sur nos contraintes ? Eh bien, je pense que oui. Comment faire ?

  • En premier lieu, je vous propose d’établir la liste de vos contraintes actuelles. Ce qui est difficile à faire, à mettre en place, à réaliser : sport, facture, comptes, aller chez le coiffeur, aller chez le garagiste, appeler un membre de votre famille, jardiner, faire le ménage, ranger, aller faire des courses, préparer le repas, etc.
  • Une fois que vous avez établi cette liste des choses / situations que vous trouvez contraignantes, prenez chaque situation et observez cette dernière en répondant aux questions suivantes :
    • Pourquoi est-ce que vous devez réaliser cette tâche ? Si je reprends mon exemple du sport : est-ce parce que j’ai besoin de me bouger, de maigrir, de me faire du bien ? Ou est-ce parce qu’il faut, parce que mon médecin me l’a demandé, ou que toutes mes relations pratiquent un sport ou encore que je l’ai lu dans un magazine, etc.
    • Observez si ces raisons sont internes ou externes à vous. Ainsi, j’ai besoin de bouger ou de me faire du bien sont des raisons internes mais mon médecin me l’a demandé ou pour faire comme mes relations : ce sont des raisons externes.
    • Ensuite, analysez vos raisons une par une. Les raisons internes sont importantes, mais les raisons externes ont également du sens. En fonction de qui nous sommes, il nous est plus facile de suivre des raisons internes ou externes. Tout cela dépend également du contexte. Si c’est votre médecin qui vous demande de faire du sport, cela est de fait très important, mais le faire pour soi, pour se faire du bien, c’est également essentiel.
    • Essayez de trouver pour chaque tâche des raisons internes et externes. C’est grâce à nos raisons que nous arrivons à passer à l’action.
    • Si vous ne trouvez aucune raison : peut-être vous pouvez renoncer à cette contrainte.
  • Un autre point qui va être essentiel face aux contraintes, c’est de planifier. En effet, lorsqu’une chose est difficile à réaliser ou à mettre en place, il est essentiel de la planifier, autrement le risque, c’est de faire toutes les autres choses que nous apprécions de réaliser et de placer cette contrainte à la fin de la journée et bien souvent donc, de ne pas la faire ou de la remettre au lendemain. Comment faire pour planifier ? Quelques suggestions :
    • Mettez les choses difficiles en premier dans votre journée ou à un moment où vous êtes frais et disponible. Personnellement, je fais plutôt ces actions le matin : c’est le moment où je suis le plus en forme.
    • Prévoyez suffisamment de temps pour ne pas être pris par le temps. J’ai tendance à planifier mes tâches par tranche de 30 minutes / 1h / 1 h 30 ou 2h.  S’il me reste du temps, parce que j’en ai planifié trop, j’en profite pour faire des ‘choses plaisir’ !
    • Ne mettez pas plus de 5 tâches par jour et pas trop de contraintes dans une journée : 1 ou 2 maximum. Après, cela fait des journées absurdes et difficiles à vivre.
  • Et enfin, il va être important de tenir ses engagements et de les tenir dans le temps. En effet, c’est bien de planifier, mais il est important de faire ce qu’on a dit qu’on ferait. Autrement, vous en conviendrez, la planification ne sert à rien. Tenir dans le temps face à ses contraintes, c’est le chemin pour que ces dernières ne deviennent plus des contraintes mais du plaisir.

 

Je ne suis pas en train de dire que tout va devenir du plaisir dans la vie. Certes, non. Mais je sais qu’avec un peu d’organisation, d’effort et de planification, il est possible de rendre certaines de nos contraintes moins difficiles à réaliser. Je sais qu’il est également possible de trouver davantage de plaisir à faire les choses. Et je reste convaincue que si nous trouvons de bonnes raisons et de bonnes sources de motivation, nous pouvons réaliser tout ce que nous souhaitons.

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